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Vrai

L’Arabie saoudite devient leader dans les énergies renouvelables

Introduction

L’Arabie saoudite a choisi de prendre un virage historique en matière de politique énergétique en favorisant le développement des énergies renouvelables et plus particulièrement le solaire. Avec un objectif ambitieux : devenir l’un des leaders mondiaux du secteur, en produisant 10% de son électricité à partir de sources d’énergies renouvelables d’ici 2023.

 

Parc de panneaux photovoltaïques – Source : Reuters

Passer du pétrole aux énergies renouvelables : une transformation profonde, entamée depuis 2015 et soutenue au plus haut niveau de l’Etat

Au cours de l’année 2015, par la voix de son Ministre du Pétrole, M. Ali al-Naimi, l’Arabie saoudite annonçait vouloir s’engager dans une transition énergétique historique en réduisant progressivement l’utilisation des carburants fossiles afin de lutter contre le réchauffement climatique et d’optimiser sa politique énergétique.

Entre 2000 et 2010, au sein du Royaume, la consommation intérieure d’énergie a en effet progressé de 30%. Les consommations d’électricité et d’eau sont particulièrement importantes en Arabie saoudite : jusqu’à très récemment, les prix subventionnés faisaient de ces énergies les moins chères du monde, malgré la rareté de l’eau et le coût induit par l’industrie thermique d’alimentation des usines de dessalement. Le gouvernement a décidé d’agir face à cette tendance, en réduisant les subventions dans ce secteur, début 2016. Une véritable révolution pour les foyers aisés et le secteur industriel mais l’objectif est clair : sensibiliser les Saoudiens pour mieux les inciter à réguler leur consommation.

Etant jusqu’alors le plus grand consommateur de pétrole brut au Moyen-Orient, absorbant plus d’un quart de sa production, l’Arabie saoudite souhaite désormais réduire sa consommation intérieure d’énergies fossiles, en misant notamment sur le développement de l’énergie solaire.

« L’Arabie saoudite reconnaît qu’un jour le monde n’aura plus besoin d’hydrocarbures. Je ne sais pas quand cela arrivera, probablement en 2040, 2050 ou plus tard. Nous nous sommes donc engagés dans un programme pour développer l’énergie solaire », déclarait ainsi le Ministre du Pétrole, M. Ali al-Naimi, lors du Business and Climate Summit de Paris, en mai 2015.

La diversification énergétique est une priorité politique qui remonte à plusieurs années : dès 2010, le Roi Abdallah a créé le complexe KACARE, destiné aux énergies renouvelables et atomiques, à Rabigh, au nord de Djeddah.

Objectif de l’Arabie saoudite : devenir un pays leader dans le secteur des énergies renouvelables  

Au vu de sa situation climatique, géographique et naturelle, l’Arabie saoudite possède un immense potentiel de développement dans le domaine des énergies renouvelables, principalement pour le solaire et l’éolien. La politique de diversification énergétique est devenue l’une des clés du programme Vision 2030, pour la transformation économique du pays.

La nouvelle volonté politique du Royaume est donc de faire des énergies renouvelables un secteur fort et compétitif. Le plan Vision 2030 a ainsi fixé pour objectif initial de parvenir à générer 9,5 gigawatts d’énergie renouvelable. L’Arabie saoudite possède toutes les ressources (silice notamment) et expertises nécessaires pour atteindre ses objectifs, le secteur privé étant fortement encouragé à investir dans ce secteur prometteur.

Aujourd’hui, l’Arabie saoudite est déjà le partenaire financier et logistique du parc solaire marocain de Ouarzazate, situé aux portes du Sahara, qui devrait devenir le plus grand projet au monde dans ce domaine.

Le Royaume a par ailleurs prévu d’investir 100 milliards pour construire 41 GigaWatts de panneaux photovoltaïques sur son sol, en plein désert, soit l’équivalent de 25 réacteurs nucléaires en termes de production d’énergie.  

Dans les prochaines années, le pays prévoit également de développer l’énergie éolienne à hauteur de 9 GigaWatts, le secteur de la biomasse à hauteur de 3 GigaWatts et le secteur de la géothermie à hauteur de 1 GigaWatt.

Parallèlement à ce développement volontariste et accéléré des énergies renouvelables, l’Arabie saoudite s’engage désormais clairement pour la préservation de l’environnement (réduction de l’empreinte carbone, préservation des nappes phréatiques, protection des mers et des océans, etc.). Les plus grandes entreprises ou institutions saoudiennes ont déjà lancé des actions concrètes pour réduire leur impact environnemental.

Le Centre d’études et de recherches sur le pétrole du Roi Abdallah (KAPSARC) s’est ainsi engagé à faire avancer les connaissances actuelles concernant la menace du changement climatique tout en renforçant l’attractivité du Royaume dans ce domaine, grâce à des investissements plus poussés sur la R&D et les études énergétiques. Dans le même temps, la renommée « King Abdulaziz City for Science & Technology » (KACST) travaille sur le développement de « nanotechnologies vertes » pour favoriser le développement durable, en étroite coopération avec l’Université de Californie de Los Angeles.

À l’international, cet engagement de l’Arabie saoudite en faveur de la protection de l’environnement s’est concrétisé avec la publication de la contribution nationale du pays à la Convention des Nations Unies contre le changement climatique (CNUCCC) dans le mouvement de conférence de Paris (COP 21), puis par la signature et la ratification de l’Accord de Paris sur le climat, en novembre 2016.

 

Sources :